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Les agriculteurs français se convertissent massivement au bio

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Les agriculteurs français se convertissent massivement au bio

Message par Corinne G le Dim 9 Oct - 20:04

Les agriculteurs français se convertissent massivement au bio
Par Mathieu Doutreligne publié le 10/03/2016 - www.bioalaune.com/fr
Les agriculteurs français se convertissent massivement au bio
Les éleveurs français sont endettés, déboussolés, mais se reconvertissent de plus en plus au bio. Face à la crise, c’est principalement les céréaliers et les producteurs de lait qui abandonnent la culture de masse pour passer à l’agriculture biologique.
Le bio comme solution anti-crise
Les chiffres explosent. Dans de nombreux départements, la filière bio est débordée. En basse Normandie, par exemple, les demandes de conversions sont trois fois supérieures aux années précédentes. Une quarantaine d’agriculteurs passaient au bio par an en moyenne, en 2015, ils sont 150 à s’être convertis et les chiffres pour 2016 risquent d’être encore plus importants.
Gaël Avenel, de l’association Agribio, avoue avoir du mal à répondre à toutes les demandes. Au micro d’Europe1 il explique : “pour la Basse-Normandie c’est du jamais vu, ça se traduit par un ou deux appels en moyenne par jour pour des rencontres, des diagnostiques de conversion. Le producteur bio ne se demande pas si le prix du lait va encore baisser le mois prochain, alors qu’en conventionnel on est sur une dégringolade systématique. [la transition vers le bio] C’est clairement une solution.”
Une explosion des conversions en France
Au niveau national, les chiffres de l’agence bio confirment cette volonté grandissante d’obtenir une stabilité des prix par une conversion à l’agriculture biologique. En effet, La France compte aujourd’hui un total de 42 216 opérateurs exerçant des activités bio, soit +7,2 % par rapport à 2014, alors qu’ils n’étaient encore que 18 380 en 2007. Les surfaces bio sont également en pleine expansion : +17 % par rapport à 2014. Plus de 1,3 million d’hectares sont désormais conduits selon le mode biologique sur le sol français, représentant 4,9 % du territoire agricole, contre 2 % fin 2007. Avec la crise agricole actuelle, les chiffres pour 2016 devraient dépasseront probablement toutes les espérances.
Cette volonté des agriculteurs est en adéquation avec la demande des consommateurs qui, en 2015 encore, confirme leur confiance dans une agriculture et une alimentation citoyennes. 65% des Français ont consommé régulièrement bio en 2015 contre 37% en 2003. Un marché national qui pèse pas moins de 5,5 milliards d’euros, en progression de 10% sur un an seulement.
Le point noir de cette conversion massive reste probablement l’argent comme principale motivation pour les agriculteurs. Il est moins fréquent de transiter par refus d’un modèle dominant basé sur l’agrochimie, les biotechnologies, l’exploitation du vivant et la compétition sans limites conseillée par l’Union Européenne avec sa politique agricole actuelle.
Autonomie, sécurité et bénéfice
Ainsi, l’agriculture bio est la meilleure solution à la crise agricole actuelle, car elle est l’un des seuls marchés où les prix sont stables. Emmanuel, producteur de lait en conventionnel dans l’Orne, affichait des dettes de 15.000€ par an. En recherche de sécurité financière, il a décidé de se convertir l’an dernier. Pour se faire, il doit tout changer pour s’adapter, à commencer par l’alimentation de ses vaches.
En première année de conversion, Emmanuel avoue que “l’alimentation de base c’est le foin, qui demain va devoir être remplacé par un mélange de blé. Là il va falloir stocker la récolte pour l’année. L’objectif c’est de ne plus acheter, mais produire soi-même toute l’alimentation des animaux sans avoir recours à des achats extérieurs pour ne pas dépendre des aléas ou de la conjoncture internationale”.
Grâce à un prix d’achat plus élevé, cet éleveur de vaches espère récupérer 3.000€ de bénéfice l’an prochain en attendant de gagner plus. C’est une réalité qui demande du temps, le passage au bio demande plusieurs années, entre deux et cinq ans en moyenne.
Source : europe1.fr - agencebio.org
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Combien faudrait-il de producteurs en France pour manger bio et local ?
Par bioalaune publié le 27/06/2013 -

C’est une question qui revient régulièrement : combien de paysans devrait-on avoir à proximité de nos villes ou communes, si l’ensemble des citoyens décidait de relocaliser leur alimentation, en plus de passer au tout bio ? L’association Terre de Liens nous apporte des éléments de réponse.
On parle régulièrement des bons conseils à appliquer pour adopter un rythme de vie sain, afin d’optimiser son propre bien-être et garantir une bonne santé pour la planète. Les vraies bonnes idées sont intéressantes surtout lorsqu'elles se concrétisent. Avant de voir chaque Français se rendre directement à la ferme pour y cueillir ses légumes et discuter avec l’agriculteur, il faut connaitre les conséquences que peuvent avoir la mise en place d'une agriculture bio généralisée et une relocalisation de l’alimentation.
L’association Terre de Liens Normandie a lancé un outil sur internet qui évalue le nombre de producteurs nécessaires pour que les français puissent consommer à la fois bio et local. Cet outil renseigne également sur le nombre d’hectares protégés par l'agriculture biologique, ce qui offre des résultats intéressants à analyser. Fondé sur la consommation alimentaire actuelle, le convertisseur ne tient pas compte du gaspillage alimentaire, mais intègre la saisonnalité des produits et la tendance à la baisse de la consommation de viande.
Le convertisseur Terre de Liens évalue la relocalisation pour les communes, écoles, maisons de retraite, hôpitaux, restaurants d’entreprises et autres quartiers ou hameaux. À l’aide de l’outil, on apprend qu’une ville importante comme Lille (qui compte 230 000 habitants) nécessiterait 4 145 paysans si ses habitants relocalisaient leur alimentation. De plus, 80 000 hectares de terre agricoles seraient protégés par une agriculture biologique. Faites le test ici.
À l’échelle nationale, 23 millions d’hectares de terre seraient préservés et plus d’un million de producteurs bio (1 187 847 exactement) seraient indispensables pour nourrir les 65 millions de bouches françaises, qui auraient décidé de manger bio et local. Actuellement, le bio est une technique de culture reconnue, qui a encore du chemin à faire pour devenir une référence nationale. En 2013, la France compte 25.000 producteurs bio et cumule un peu plus d’un million d’hectares.
Dans son convertisseur, Terre de Liens parle de "terres sauvegardées" dans la mesure où l'agriculture conventionnelle peut faire perdre jusqu'à 40 tonnes de terre par hectars et par an à cause de l'érosion des sols. Il est également bon de savoir que l'urbanisation grapille tous les jours les terres agricoles pour construire des routes, des parkings ou autre centres d'activités. Cette urbanisation représente 86.000 hectares par an (l'équivalent de 200 fermes). Julien Losfeld, initiateur du convertisseur, explique que l'association Terre de Liens a pour objectif de défendre les fermes à taille humaine, et ainsi éviter les grosses exploitations. Alors qu'une ferme française possède en moyenne 75 hectares, celles mises en place par l'organisme en obtiennent 25.
La démarche effectuée par l’association a surtout été imaginée pour nous faire comprendre la nécessité d’espace et de mains-d’oeuvre liés à l’agriculture biologique face à celle conventionnelle. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les produits bio sont plus onéreux que les conventionnels. La qualité est plus importante que la rentabilité. Pour certains c’est une évidence, pour d’autres c’est une découverte. De plus, l’association met en avant son activité de location et d’échanges de terres, qui a déjà permis à 140 fermiers d’être accompagnés sur 87 terres et un total de près de 3.000 hectares. L’action est mise en place grâce un investissement solidaire qui dépasse les 20 millions d’euros. C’est ainsi une preuve que la création d’emplois agricoles de proximité est possible par une action solidaire.
Pour en savoir plus : www.terredeliens.org
Rédaction : Mathieu Doutreligne
© auremar - Fotolia.com
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Corinne G

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Date d'inscription : 28/09/2016

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